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Bracelet "Theia Charis" (ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ ΔΑΜΝΑΜΕΝΕΥΣ

ΔΟΣ ΧΑΡΙΝ ΤΩ ΣΕ ΦΟΡΟΥΝΤΑ) : Formule de faveur, de la grâce

et le succès social de tradition gréco-égyptienne antique.

Cette inscription associe deux voces magicae (mots sacrés) attestées dans les Papyrus Magiques Grecs (PGM) à une courte invocation rédigée en grec ancien.

Les premiers termes, ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ et ΔΑΜΝΑΜΕΝΕΥΣ, apparaissent dans plusieurs textes rituels de l'Antiquité ainsi que sur des amulettes et des gemmes gravées pour attirer la prospérité, les faveurs des dieux, la grâce et le succès social. ΔΑΜΝΑΜΕΝΕΥΣ provient de l'Ephesia Grammata.

Dans la pensée religieuse gréco-égyptienne, ces noms étaient considérés comme des paroles de puissance dont l'efficacité résidait autant dans leur transmission que dans leur prononciation.

La seconde partie de la formule est une véritable invocation :

ΔΟΣ ΧΑΡΙΝ ΤΩ ΣΕ ΦΟΡΟΥΝΤΑ

« Accorde la faveur à celui qui te porte. »

Le mot grec χάρις (charis) est l'un des concepts fondamentaux de la religion grecque.

Il désigne la grâce, la faveur, la bienveillance, le charme, mais aussi la relation harmonieuse qui unit les êtres humains, les dieux et le monde.

La χάρις dans la pensée grecque

Dans la pensée grecque, la charis désigne notamment la grâce, la faveur, le charme et la réciprocité. Dans le domaine religieux, elle peut caractériser la relation favorable et réciproque entre les humains et les dieux. Recevoir la charis signifiait bénéficier d'une bienveillance permettant aux relations humaines, sociales et religieuses de s'épanouir sous de bons auspices.

Les Trois Charites (les Grâces), compagnes d'Aphrodite et souvent associées à Apollon, personnifiaient cette idée d'harmonie, de beauté et de générosité réciproque. Demander la charis revenait donc à solliciter un état favorable, propice aux rencontres, aux échanges et à l'accomplissement de ses projets.

LES VOCES MAGICAE

Les mots ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ et ΔΑΜΝΑΜΕΝΕΥΣ appartiennent à ce que les chercheurs nomment les voces magicae.

Présentes dans les Papyrus Magiques Grecs, elles apparaissent également sur de nombreuses amulettes et gemmes de l'époque impériale, pour attirer les faveurs des dieux.

Leur fonction n'était pas de transmettre une information mais d'agir comme des noms sacrés, liés à la pratique rituelle, dans l'Antiquité, certains auteurs considéraient ces paroles comme appartenant au langage des dieux eux-mêmes.

ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ

ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ est un nom magique d'origine égyptienne fréquemment attesté dans les Papyrus Magiques Grecs (PGM) ainsi que sur des gemmes et amulettes antiques des IIᵉ et IIIᵉ siècles apr. J.-C. Certain occultiste l'interprètent comme la transcription grecque de l'expression égyptienne bꜣ n kkw, généralement traduite par « le Ba (l'Âme) des ténèbres ». Dans la pensée religieuse égyptienne, ces « ténèbres » ne désignent pas le mal, mais l'obscurité primordiale précédant la création, domaine des puissances divines invisibles.

Selon les contextes rituels où il apparaît, ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ est associé à différentes divinités ou puissances divines. On le rencontre notamment dans des invocations liées à Harpocrate (Horus enfant), Agathodaimon, Hélios et Sarapis. Sur certaines gemmes magiques, il est également gravé auprès de représentations du dieu panthée de type Bès, figure syncrétique particulièrement répandue dans la magie gréco-égyptienne. Cette diversité montre qu'il ne s'agit probablement pas du nom propre d'une divinité unique, mais d'un nom de puissance (vox magica) pouvant être employé dans différents contextes religieux et magiques.

Bien que l'interprétation de ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ comme bꜣ n kkw soit aujourd'hui questionné par les spécialistes, elle demeure une hypothèse occultiste fondée sur des rapprochements linguistiques et contextuels, et non une certitude absolue

Un objet porté au quotidien

Les amulettes gravées occupaient une place importante dans la religiosité personnelle du monde antique.

Soldats, marchands, voyageurs ou particuliers portaient fréquemment des bagues, bracelets, pendentifs ou pierres gravées portant des invocations destinées à rappeler la protection ou la faveur divine.

Le pouvoir attribué à ces objets ne provenait pas uniquement de leur inscription, mais également de leur usage rituel, de leur consécration éventuelle et de la relation entretenue avec les puissances invoquées.

Ce bracelet s'inscrit dans cette tradition historique en reprenant une formule inspirée des sources antiques.

Cette inscription réunit des éléments attestés dans plusieurs sources de la magie religieuse gréco-égyptienne.

Les voces magicae ΒΑΙΝΧΩΩΩΧ et ΔΑΜΝΑΜΕΝΕΥΣ apparaissent dans les Papyrus Magiques Grecs (Papyri Graecae Magicae) ainsi que sur des amulettes et gemmes gravées conservées dans différentes collections archéologiques.

L'expression ΔΟΣ ΧΑΡΙΝ emploie le terme grec χάρις, notion centrale de la religion hellénique désignant la faveur, la grâce et la bienveillance divine.

Bibliographie

Betz, Hans Dieter (éd.). The Greek Magical Papyri in Translation, Including the Demotic Spells. 2e éd. Chicago : University of Chicago Press, 1992.

Preisendanz, Karl. Papyri Graecae Magicae. Stuttgart : Teubner.

Bonner, Campbell. Studies in Magical Amulets, Chiefly Graeco-Egyptian. Ann Arbor : University of Michigan Press, 1950.

Michel, Simone. Die Magischen Gemmen. Berlin : Akademie Verlag, 2001.

Kotansky, Roy. Greek Magical Amulets: The Inscribed Gold, Silver, Copper and Bronze Lamellae. Opladen : Westdeutscher Verlag, 1994.

BRACELET THEIA CHARIS

22,00 €Prix
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